Kinésiologie

Brain Gym : la kinésiologie éducative en 26 mouvements

Croiser les bras et les jambes, dessiner un huit dans l’air, masser deux points sous les clavicules : le Brain Gym propose des gestes simples, pensés pour l’école et les apprentissages. Origine, exemples de mouvements, usages et regard honnête sur la méthode.

Adrien HivertKinésiologue certifié EKMA · membre SKPF

6 min de lecture

L’essentiel en 30 secondes

  • Le Brain Gym a été développé par Paul et Gail Dennison dans les années 1980.
  • Il regroupe 26 mouvements simples, issus de la kinésiologie éducative.
  • On le pratique souvent à l’école, avant un examen ou au bureau, en quelques minutes.
  • Les mouvements sont doux, mais les explications sur le cerveau ne sont pas validées scientifiquement.
  • Il peut être une pause active agréable, sans remplacer un bilan en cas de difficulté d’apprentissage.
Sommaire
  1. Qu’est-ce que le Brain Gym ?
  2. D’où vient la kinésiologie éducative ?
  3. Quels sont les 26 mouvements ?
  4. Cinq mouvements faciles à essayer
  5. École, examen, bureau : quand les pratiquer ?
  6. Que dit la science du Brain Gym ?
  7. Questions fréquentes

Qu’est-ce que le Brain Gym ?

Le Brain Gym est une méthode de kinésiologie éducative qui regroupe 26 mouvements simples, comme croiser les bras et les jambes ou dessiner un huit dans l’air. Elle a été développée dans les années 1980 par Paul et Gail Dennison pour accompagner les apprentissages, la concentration et la gestion du stress, à l’école comme au quotidien.

Son nom signifie littéralement « gymnastique du cerveau ». Il s’agit d’une branche de la kinésiologie, appliquée aux apprentissages. Pour découvrir l’approche plus globale proposée en séance individuelle, la page kinésiologie avec Adrien présente le déroulé et les publics accompagnés.

Le Brain Gym se pratique debout ou assis, sans matériel, souvent en quelques minutes. C’est ce qui explique son succès dans les classes, les ateliers de soutien scolaire et même en entreprise.

D’où vient la kinésiologie éducative ?

La kinésiologie éducative est née aux États-Unis, à l’initiative de Paul Dennison, un éducateur intéressé par les difficultés de lecture, rejoint ensuite par son épouse Gail. Ils se sont appuyés sur le Touch for Health et sur des travaux de l’époque autour du mouvement et du développement de l’enfant pour créer une méthode tournée vers l’apprentissage.

Leur idée était que le mouvement accompagne l’apprentissage : bouger de façon coordonnée aiderait à mieux lire, écrire, écouter ou se concentrer. Ils ont rassemblé leurs observations dans une série de mouvements, transmise d’abord aux enseignants puis au grand public.

La kinésiologie éducative, souvent abrégée en « Edu-K », s’est ensuite diffusée dans de nombreux pays. Le Brain Gym en est la partie la plus connue. Pour comprendre la méthode dont elle découle, lisez notre article sur le Touch for Health.

Quels sont les 26 mouvements ?

Les 26 mouvements du Brain Gym sont classés en quatre familles : les mouvements qui croisent la ligne médiane du corps, les activités d’allongement qui étirent, les activités énergétiques et les attitudes d’approfondissement qui invitent au calme. Chaque famille vise, selon la méthode, un aspect différent de l’apprentissage.

FamilleCe qu’elle proposeExemples
Mouvements de latéralitéCroiser la ligne médiane du corps, coordonner droite et gaucheMouvement croisé, huit couché
Activités d’allongementÉtirer et relâcher certains musclesLa chouette, le pompage du mollet
Activités énergétiquesStimuler, se remettre en éveilBoutons du cerveau, bâillement énergétique, boire de l’eau
Attitudes d’approfondissementSe recentrer, se calmerCrochets de Cook, points positifs

La méthode propose aussi une courte routine de démarrage, souvent présentée sous le nom de « PACE » : boire de l’eau, masser les boutons du cerveau, faire le mouvement croisé, puis prendre la position des crochets de Cook. Elle se pratique en début de journée ou avant une tâche demandant de la concentration.

Cinq mouvements faciles à essayer

Cinq mouvements du Brain Gym sont particulièrement simples à essayer chez soi : le mouvement croisé, le huit couché, les boutons du cerveau, les crochets de Cook et les points positifs. Ils se font debout ou assis, en une à deux minutes, sans matériel. Respectez vos limites et arrêtez en cas de gêne ou de douleur.

Le mouvement croisé

Debout, touchez votre genou gauche avec la main droite, puis le genou droit avec la main gauche, en alternant lentement, comme une marche sur place. Une version assise est possible.

Le huit couché

Le bras tendu devant vous, pouce levé à hauteur des yeux, dessinez lentement un grand huit allongé, comme le signe de l’infini. Suivez votre pouce des yeux sans bouger la tête. Changez de main, puis faites-le à deux mains.

Les boutons du cerveau

Placez une main sur le nombril. Avec le pouce et l’index de l’autre main, massez doucement les deux creux situés juste sous les clavicules, de part et d’autre du sternum, pendant une trentaine de secondes.

Les crochets de Cook

Assis, croisez les chevilles, puis les bras devant vous, et entrelacez les doigts avant de ramener les mains contre la poitrine. Respirez calmement, la langue contre le palais, pendant une minute.

Les points positifs

Posez légèrement le bout des doigts sur le front, au-dessus de chaque sourcil, à mi-chemin de la racine des cheveux. Fermez les yeux et respirez lentement. Ce geste est souvent proposé avant un examen ou quand le stress monte.

École, examen, bureau : quand les pratiquer ?

Les mouvements du Brain Gym se pratiquent surtout au début d’une journée de classe, avant un contrôle ou un examen, pendant une pause au travail ou quand l’attention baisse. Quelques minutes suffisent. Ils offrent un moment pour bouger, respirer et se recentrer, ce qui est déjà précieux dans une journée chargée.

  • À l’école : certains enseignants les proposent en début de cours ou après la récréation.
  • Avant un examen : les points positifs et les crochets de Cook sont souvent choisis pour se poser.
  • Pendant les devoirs : une courte pause active quand la concentration s’effrite.
  • Au bureau : une façon de bouger un peu entre deux réunions.

Si votre enfant rencontre des difficultés scolaires, notre article sur la kinésiologie et les difficultés scolaires explique ce qu’apporte une séance individuelle. Pour les plus grands, lisez aussi la kinésiologie pour les adolescents.

Que dit la science du Brain Gym ?

Le Brain Gym n’a pas de validation scientifique pour ses explications sur le fonctionnement du cerveau. Les chercheurs qui se sont penchés sur la méthode n’ont pas confirmé les mécanismes avancés, et elle fait l’objet de critiques dans le monde de l’éducation. Les mouvements restent doux et peuvent être appréciés comme une pause active.

Cela ne veut pas dire que le Brain Gym n’a aucun intérêt. Beaucoup d’enseignants et de parents l’apprécient comme un rituel simple, qui marque une transition entre deux activités et invite les enfants à se poser. C’est sous cet angle, celui d’une pause bienveillante, qu’il trouve le mieux sa place.

Bouger, respirer, faire une courte pause : ces gestes simples sont agréables et peuvent aider à se sentir plus disponible. En revanche, mieux vaut ne pas prendre au pied de la lettre les promesses d’un cerveau « reconnecté » en quelques mouvements.

Bon à savoir

Le Brain Gym ne remplace pas un bilan chez un médecin, un orthophoniste ou un psychomotricien en cas de difficulté d’apprentissage persistante, comme une dyslexie suspectée ou un trouble de l’attention. Parlez-en d’abord à votre médecin ou à l’enseignant de votre enfant.

Questions fréquentes

Qui a inventé le Brain Gym ?

Le Brain Gym a été développé aux États-Unis dans les années 1980 par Paul Dennison, un éducateur intéressé par les difficultés de lecture, et son épouse Gail Dennison. Il s’inscrit dans la kinésiologie éducative, une branche de la kinésiologie qui s’appuie notamment sur le Touch for Health.

Le Brain Gym est-il efficace ?

Les explications de la méthode sur le fonctionnement du cerveau n’ont pas de validation scientifique, et elle fait l’objet de critiques. Les mouvements restent doux et peuvent être appréciés comme une pause active pour bouger, respirer et se recentrer. Mieux vaut ne pas en attendre davantage.

À partir de quel âge pratiquer le Brain Gym ?

Les mouvements sont simples et peuvent être proposés aux enfants dès qu’ils sont capables de les reproduire, souvent à l’école maternelle ou primaire, ainsi qu’aux adolescents et aux adultes. Adaptez toujours les gestes aux capacités de chacun et arrêtez en cas de gêne ou de douleur.

Le Brain Gym peut-il aider un enfant dyslexique ?

Le Brain Gym ne remplace pas un bilan ni un suivi par un orthophoniste. En cas de difficulté de lecture persistante, consultez votre médecin, qui pourra orienter vers les bons professionnels. Les mouvements peuvent être une pause agréable, mais ils ne constituent pas une prise en charge de la dyslexie.

Portrait de Adrien Hivert

Écrit par

Adrien Hivert

Kinésiologue certifié EKMA · membre SKPF

Après plus de 15 ans à accompagner des équipes et des projets humains, Adrien s’est formé à la kinésiologie à l’école EKMA. Il reçoit enfants et adultes au cabinet EYWA CONSCIENCE, à Thil.

Découvrir la kinésiologie avec Adrien

Pour aller plus loin

Envie d’en savoir plus ?

Une approche douce pour éclairer ce qui bloque.